« « Mieux vivre », cela peut signifier mieux mourir. Si la personne qui a le plus besoin de moi est sur son lit d’hôpital à souffrir sans espoir, qui peut décider de ne pas prolonger abusivement la vie par quelque acharnement thérapeutique ?

Qui peut exiger que l’on use des antalgiques les plus efficaces pour adoucir les derniers moments? Qui peut « débrancher les appareils » ? Le médecin en tant que tel ?

Nullement
*. Le médecin n’est compétent qu’en médecine. Il sait, en principe, ce qu’il faut faire pour que le patient vive ou cesse de vivre, mais faut-il le maintenir en vie ou l’aider à mourir, voire hâter sa mort ?

Cela ne relève pas d’une quelconque compétence, encore moins d’un diktat d’une quelconque église, mais d’un simple sentiment d’humanité. » Marcel Conche, in Le Sens de la philosophie, Encre marine, 1999, 70p. , p 36-37.

* Mon soulignement et mon "paragraphage".


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