L'attrait pour les synthèses larges semble être devenu une fidélité sur NP dans le choix des essais à lire, une constance régulière que ce soit en philosophie ou d'autres domaines. Leurs auteurs maîtrisent leur(s) domaine(s) de spécialisation: leurs bibliographies en attestent.

Et puis un jour, face à tant de convergences qui leur sont apparues, ils choisissent d'en faire profiter leurs lecteurs.

En vrac:
- Catherine Despeux sur le taoïsme,
- Lilian Silburn sur le shivaïsme tantrique du Cachemire,
- Jacques Tassin sur l'arbre, Eduardo Kohn aussi sur le même sujet,
- Jean François Billeter, notamment sur l'esquisse mais aussi la Chine,
- Mona Chollet sur le Chez soi,
- Robert Misrahi sur Spinoza et la philosophie qu'il a développée à titre personnel:

car, finalement, d'une façon ou d'une autre, c'est avec Spinoza qu'elle a pris son envol ici même. Et il est même possible que ce soit, de façon explicite ou non, à son Éthique que tous ces tableaux brossés à larges traits renvoient, aussi bien sur le temps long que dans un espace qui déborde largement l'occident dit chrétien et l'espèce humaine (0,01% de la biomasse de la planète Terre !).

Austère ? Je ne sais pas. En tout cas, cela n'est pas vécu comme tel par l'énergie joyeuse qui anime ce corps-ci, même si des choix sont posés qui tendent au retrait du monde, à se tenir éloigné d'un certain monde...

La dernière synthèse en lecture (7 6 18) est sous la très belle plume de Sylvain Piron (EHESS, Paris) et concerne L'occupation du monde.


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