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Madame Despeux est sinologue et professeur émérite à l'INALCO. Son sérieux de chercheuse semble être à toute épreuve. Elle traduit, elle commente, elle explicite, elle rend accessible (en s'accrochant !) des pans entiers d'une civilisation multimillénaire très éloignée de la nôtre. Sa démarche approfondit notre égard pour l'extrême-orient. Comme L. Silburn l'avait fait pour l'Inde, elle déploie une oeuvre solide qui inspire confiance. Les sujets qu'elle aborde vont de l'histoire de la médecine chinoise au taoïsme en passant par le bouddhisme.

Sa plume est claire. Sur Nulle Part, je cherche à y détecter quelques universaux que le taoïsme aurait en commun avec le shivaisme du Cachemrire, tout en restant compatibles avec la vie ultracontemporaine.

Il règne dans Pratiques des femmes taoïstes: méditation et alchimie intérieure une telle harmonie qu'elle invite de façon choisie à s'y replonger quelques pages à la fois afin de tenter de s'en imprégner.

Par touches et retouches, cet univers s'approche de manière éclectique et demande à chaque reprise que le corps y acquiesce. L'ouvrage est divisé en deux parties: la première constitue une étude qui apporte le contexte dont nous avons besoin pou aborder l'anthologie de la deuxième partie. Cette première partie est consacrée à l'étude, successivement, de la méditation taoïste, au corps alchimique & à ses processus. Elle se clôt par une présentation des textes d'alchimie féminine traduits par C. Despeux dans l'anthologie. Chaque traduction s'accompagne d'explications claires qui nous introduisent au coeur même de ces enseignements propres à la pratique des femmes taoïstes.

L'introduction précise quelques contresens à ne pas commettre:
- il ne s'agit pas d'un féminisme,
- le langage est métaphorique, dont le décryptage est bien accompagné par l'auteure,
- l'idéal androgyne prime sur l'idéal féminin,
- « le fait qu'un idéal féminin soit prôné ne signifie pas nécessaire que le statut donné à la femme soit élevé; on remarque au contraire qu'une exaltation de l'image féminine correspond souvent à une période d'oppression sociale de la femme. Cette ambiguïté est constamment présente dans les écrits sur l'alchimie féminine. »

L'ouvrage « a pour but de présenter les pratiques taoïstes de culture de soi pour la femme à travers un choix de traductions de textes, précédé d'explications permettant de mieux en comprendre le sens... ». Les textes traduits « constituent un essai de standardisation d'expériences intérieures afin de fournir... aux femmes ... des jalons tout en sachant que chaque expérience est personnelle et unique. »

L'ouvrage se clôture par deux glossaires, l'un terminologique, l'autre traductif, une bibliographie fournie et une table des matières détaillée. J'y retourne...


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