Colloïdaux et intemporels,
l'oeuvre de J. Abeille colle à la peau
comme un tissu

gorgé d'une pluie de mousson.
Ces romans, ces nouvelles sont marquants.
Indélébiles, obsédants;

linguistiquement adéquats,
ils détrempent de splendeurs
nos univers ordinaires.

Il en va de certaines aventures éditoriales comme des bonnes compotes: le temps de cuisson est ce qui importe. Les Contrées ont enfin croisé un éditeur qui a de la suite dans les idées et s'y tient: Le tripode. Merci de tout coeur à cette jeune maison d'édition.

Plusieurs parutions marsiennes ravissent l'amateur du mondes Contrées:

- Le dépossédé cerne les territoires de Jacques Abeille,
suite à un colloque qui s'est tenu en 2014. D'amples
citations de l'Oeuvre parsèment les articles.
Juste un petit bémol: elles sont imprimées dans
une couleur dont le contraste nécessite le renfort
d'une lampe assez proche pour des yeux comme
les miens...

- Le monde des contrées, présenté sous un
double jour: Éric Darsan nous offre un résumé
de chacun des huit ouvrages participant à
la construction des mondes qui ravissent
de plus en plus de lecteurs.
Et un collectif de vingt artistes,
Les 400 coups illustre de façon fort opportune
des aspects de ces Contrées.

Cet ouvrage relié constituera désormais le
prologue du cycle complet pour les lecteurs
nouveaux qui ne connaissent pas encore
ces Contrées habitées par une langue
plus que jouissive. C'est une belle vitrine que
nous offre (pour 7€ !) l'éditeur !
E. Darsan dévoile sans déflorer tout en clarifiant.
Les artistes donnent à voir leur interprétation
d'un moment, d'une phrase.

Les contours du monde des Contrées est ici balisé
avec des bonheurs divers. Restera toujours à
faire naître un Guide des Contrées, en pendant
exact du Guide des Cités des Cités obscures.

 

 Cet album (quelques indications supplémentaires sur
une lecture personnelle en suivant ce lien)
est bellissimement soutenu par les dessins
de Gérard Puel : les deux auteurs nous initient à un rituel
secret des Inilo qui font partie des belles rencontres dans le
Cycle des contrées: après Les carnets de l'explorateur perdu
(Ombres, 1993) & L'écriture du désert (Deleatur, 2003),
voici donc le troisième opus où nous croisons ce
peuple premier.

La forme épistolaire que Jacques donne au texte donne
la parole à Ludovic Lindien qui écrit une longue lettre au sortir
du désert. Il s'y livre à une étude ethnographique
du peuple des Inilo qui lui a fait l'immense honneur
de l'accepter parmi eux. Une forme de modernité créative.

Cette danse de la réconciliation ouvre des perspectives
ancrées dans le désert pour contrer les effets délétères
auprès du lecteur que je suis, tels qu'ils sont martelés
dans La barbarie.

L'éditeur situe La grande danse entre les Chroniques
scandaleuses de Terrèbre et Les mers perdues.

La très grande cohérence du cycle des contrées suscite
une admiration sans bornes connues...

Je me demande comment vous faites pour ne pas vous
précipiter chez votre libraire à chaque nouvelle parution.

 « Les Voyages du fils est ici présenté
dans une nouvelle édition, revue et
augmentée », nous dit le site de l'éditeur
dont il est plaisant de souligner ici
le travail de fond qu'il a entrepris depuis
quelque temps avec l'oeuvre majuscule
de J. Abeille.
Une brève comparaison des deux éditions figure ici.
 « Le roman est enrichi des illustrations de
Pauline Bernenon » dont on sait la première
carte géographique des Contrées autour de Terrèbre,
l'envers d'un Bordeaux, ville où vit l'auteur.

Il vous est loisible de lire les chroniques présentes sur Nulle part dans le chapitre consacré à Jacques Abeille: Ars poetica, Contrées et Éros.


Voici ce qu'en disent d'autres sites sur le ouaibe, dûment assemblés par une recherche via Startpage, le module anonymisant de recherche en ligne (powered by Google...). Car la plume de J. Abeille visiblement inspire un petit monde ...

Esprits nomades La quête sans fin des marges du monde
par Gil Pressnitzer
 Le Matricule
des Anges
Un entretien avec l'auteur sur
Le veilleur du jour fin 2007,
par Jérôme Goude.
 Le blog Fornax Les yeux de l'imagination,
par Saturnin Lassicope; le même site
livre aussi quelques raretés imprimées
sur les presses d'icelui.
 Ivanne Rialland aborde le surréalisme
mémoriel de Jacques Abeille avec
compétence sans que sa rigueur
universitaire rende sa prose obèse
de convenances inutiles. Sa plume s'y
enflamme.
 La Nouvelle Revue
Moderne
 lui consacre également plusieurs
articles inspirés; ne vous laissez pas
rebuter par ces noirceurs bleutées
assez illisibles: cliquez... l'enchantement
est au rendez-vous, comme ces
Légendes rebelles.

La liste pourrait encore s'allonger.


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