Si vous aimez le Cycle des contrées, il me semble que vous voudrez posséder ce volume d’actes d’une journée d’études consacrée à J. Abeille… sans nécessairement vous laisser posséder par lui…

Ce volume
☯ nous met en possession (bon, j’arrête, promis, juré!) d’une bibliographie fort complète des ouvrages écrits et illustrés par Jacques Abeille;
☯ retrace une chronobibliographie en deux pages, une prouesse graphique: s’y révèle le parcours éditorialement chahuté du Cycle des contrées; fort utile grâce à son absence de falbalas…;
☯ fait état d’une correspondance entre l’éditeur scientifique & l’auteur: c’est elle, de la main même de l’auteur, qui intitule le volume;
☯ assemble des lectures humaines autres que la sienne;
☯ creuse des concepts qui habitent les Contrées, parfois jusqu’à en poursuivre d’Ombre l’excès… L’enthousiasme même avec lequel cet excès foisonne sur les pages illustre assez l’effet de cette écriture magnétique, qui vous chavire en moins de temps qu’il ne faut à l’écrire !
☯ confronte une lecture, la sienne, à celle d’autres;
☯ nous fait entrer en dialogue fécond;
☯ propose en couverture un autre cadrage, resserré, sur l’illustration, figurant sur les pages 56-57 du volume Les mers perdues, de la main même de François Schuiten: elle est toujours source de ravissements pluriels;
☯ nous offre le discours écrit par J. Abeille pour la réception du prix Jean Arp ainsi que six dessins de sa main qui rythment l’ensemble de ce volume;
☯ pénètre avec quelque discipline dans l’énergie intacte du Cycle des contrées;
☯ parcourt en trois parties, de trois « communications » chacune, des sources, des points de vue sur le Cycle des contrées et aborde l’art et l’écriture, indissociables;
☯ interpelle les recoins de notre mémoire: le souvenir que nous avons de notre dernière lecture; des bonheurs de lectures remontent ainsi à la surface;
☯ façonne l’urgence à, l’envie de, le désir de, le besoin enfin de relire, de se ré-encycler dans cette chora platonicienne qui sourd de chaque pore; de fouler à nouveau l’univers-monde serti de créativité onirico-linguistique, ce flux que les aléas éditoriaux traversés interrompent mais ne rompent point, par une grâce Tripodale;
☯ annonce d’autres rassemblements textuels, dont celui-ci:

☯ révèle que J. Abeille n’écrit ni pour soi, ni pour nous, mais pour le livre: il le dorlote, le nourrit, il nous y perd aussi jusqu’à atteindre à cette imprégnation intemporelle au coeur de soi. C'est aussi pour cela que l'identification lecteur/Contrées est si forte, si permanente, si évidente. Cette discrétion, cet effacement même, permet le déploiement ample de cet univers dont nous parcourons les allées, ces signes émergeant de l'avant d'une apocalypse constatée.

D’autres approches encore sont possibles: terminologique, linguistique, syntaxique, poétique,que sais-je ! Car n'oublions jamais que les Contrées sont d'abord une langue belle belle...

Les images sont cliquables et renvoient au site d'origine.


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