L'heure glisse aux confins du soi.
Nulle aspérité inquiète
n'en rompt l'harmonie.

Le matin fluide s'agence
en l'éveil bonheur-du-jour
& un paisible écritoire,

lumière en appui sur le réel.

Ce chemin ardu,
une ardeur en foule
d'assidus lacets.

Le silence empreint
le soi. D'une ferveur
sans dimension,

il trace l'éveil sous ses pas
à chacun des deux souffles.
Le rythme posé

bascule dans le retrait
à chaque union des deux
en un seul souffle subtil.

L'abandon du moi,
son délaissement
par dissolution dans l’énergie

s’élève de roue en roue
jusqu’au sommet
au-dessus du soi.

Ce va-&-vient de la maitrise
n’épuise pas le soi détaché.
du monde, il l’accomplit.

L'inaccompli rejette
la confiance en l’universel
& façonne l'informe des renoncements.

Le soi aspire au consentement
de l'ardeur sur l'ardu chemin
& accomplit le désir.

Chaque pas conduit
le désir de l'en-soi
dans l’en-soi du désir.


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