C’est ainsi que l’Éveil parachève l’éveil.
Le froid est un affront
que la dépose de soi

constate.
Il s’écoule
d’autant plus fluide
que l’aisance est son bassin.

Un cocon de lumière proche
trace d’ombres la main
qui gambade.

Le reste de la pièce
en allonge d’autres
dans la pénombre.

Une grisaille humide
s’épanche sans aspérités
dans l’ailleurs absent.

Tentures closes
sur cette trame joyeuse
d’artisans indiens

aux doigts de feu,
à peine blanchie (dimly lit)
par la pointe du jour.


Méridienne

Ces éventements bercent
leurs ramures
jusqu’au dépouillement.

Ils s'appliquent
à bourgeonner,
tout à la vie souterraine

du cycle suivant.
Quelques branches basses
font encore exception:

elles détiennent
ces quelques otages provisoires
que confronte le temps qui passe.

La pluie renfrogne la fenêtre.
L’œil traîne un instant
sur une trace dont

il caresse le grain perlé,
surplombant à distance le méditant
s’y adossant, perspective au regard vide.

Le corps-conscience soupèse
le désir de se déplacer
vers la ville.

Face à elle,
le côté intérieur l’emporte.
Un lendemain fera l’affaire.

« Aucune chose ne doit être tenue pour vraiment décidée…
jusqu’à ce qu’elle s’agisse. »
Lichtenberg, k 305 trad. JFB (ed. Allia)

L’après

Saison heureuse des lectures,
à l’abri d’intempestifs précipités.
Ils n’invitent qu’au repli en soi.

Ce bonheur ne doit rien
au temps,
ni celui qu’il fait,
ni celui qui s’écoule.


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