Hoquets
Ce train avait déjà eu des hoquets à pleine vitesse, en traversant les campagnes. Sans conséquence. Comme si des micro-coupures de courant avaient lieu...
L'arrivée en gare fut chaotique, probable responsabilité humaine. L'Homme fait tant dans l'à peu près, mal éclairé par la Procédure...


Délai anormal
Assis en milieu de train, nous nous savions proches du quai... sans nous douter que les trois premières voitures l'étaient, elles, à quai ! Ces passagers-là savaient dès l'arrêt d'urgence qu'il aurait suffi de prendre la bonne décision: ouvrir les portes des trois premières voitures !
Il a fallu aux hommes en charge de notre sécurité presque une demi-heure pour prendre cette décision de simple bon sens !
Bien sûr un passager a tiré le signal d'alarme pour faire réagir dans ce sens.
Un contrôleur a attendu (trop) longtemps pour faire la première annonce au micro en faisant prendre une conséquence (l'alarme) pour une cause (la panne électrique) de l'arrêt.
Une deuxième annonce, plus réaliste, fut qu'on attendait un technicien dans la cabine dans les trois minutes. Ce qui ne disait évidemment rien du temps qu'il faudrait pour déceler la panne et y remédier...
Et la troisième annonce fut pour nous inviter à nous rendre vers la première voiture pour descendre du train de la troisième... Et nous « libérer ». Enfin.


Toute crise dépend de l'intelligence plus ou moins citoyenne des hommes qui la gèrent.
Ce jour-là, elle n'était pas déployée de toute son envergure...


Pléthore à quai
Il a fallu beaucoup d'hommes pour arriver à cela: sécurité sur le quai (les hommes en rouge de sécurail), des fois qu'on se serait rebellés..., les contrôleurs, des képis rouges en nombre et des ouvriers en veste fluo. Bref une grosse partie de l'arsenal humain présent en gare se retrouvait sur notre quai... alors que les passagers s'écoulaient lentement sur le quai, sans bruits, en rangs dans le couloir, sans bousculade, avec humour même parfois, remontant lentement vers la gare (6 portes disponibles, une seule utilisée...).


L'espoir de voir redémarrer le train pour que les wagons se mettent tous en face du quai a mis presque une demi-heure à se dissoudre dans le réel. L'espoir évaporé a libéré des passagers bien obéissants, bien gentils, moutonniers même, comme éteints...

La panne prendra combien de temps à se résoudre, je ne sais pas.

Les règles, la Procédure, ont alors cédé la place au simple bon sens du tireur d'alarme... pour libérer les passagers arrivés à destination. Même si, bien sûr, les contrôleurs auront verbalisé s'ils sont arrivés à déterminer qui a eu l'outrecuidance de les rappeler à davantage de « proactivité ».


Les autres passagers
Ceux qui continuaient leur trajet plus loin ont été invités à rester assis, probable mesure de sécurité pour éviter la cohue dans les couloirs... Combien de temps auront-ils encore attendus, les pauvres ? Une heure ? Le temps que le train direct suivant arrive ?


À chaque incident, la sncb met un temps considérable à réagir en mettant les passagers (et leur sécurité bien sûr) au premier plan. Dans ce cas-ci, notre sécurité n'a JAMAIS été compromise. Mais nos besoins, nos agendas n'ont pas été primordiaux... dans la tête des « personnes en charge ».


Vingt-cinq minutes de perdues,
pour rien...
M'enfin, bon, hein mfi !


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