Le corps invite la fatigue
à consentir à
l'alitement sombré
d'innocence virginale.

La nuit rénove les flux
en les déposant
aux fonds inconçus
de la conscience complice. 17 3 18

Une grisaille éteinte
grisonne sans attrait.
Le jour court vers la nuit passant au bleu
sans même une griserie visuelle. 18 3 18

L'heure neigeuse
réarrange le jour
sans le perturber.
Matin d'ici. 20 3 18

L'air roide se pique de solaire.
Polar à même la peau
conserve au corps sa chaleur
intestine & douce. 20 3 18

Le froid agrippe les mains
fourrées au fond des gants.
Il rétracte le visage
dans l'aisance d'une écharpe. 21 3 18

Cycles, replis.
Brouillards accrochés
aux frondaisons dépouillées.
Semailles neigeuses. 22 3 18

 

Éponger l'énergie
à travers les doubles vêtures.
Chaleurs internes préservées,
magnifiées par l'innocence solaire.

Lavish Sunday generosity.

Ce lent malaxage
des profondeurs et interstices
densifie les matériaux
dont le corps est fait. 25 3 18

 

Soupe entassée
Lucidité poétique
proche effleuré
vacations jardinières

Présence
péremptoire
& douce
Univers. 25 3 18

Chairs vespérales recuites
aspirent au velours nocturne
des flanelles hivernales. Éteindre.
Se faufiler entre deux caresses de flanelle. 25 .3 18

Une lucidité sur soi
Devenir une émergence
émue par le flux qui l'inclut
sans le restreindre. 27 3 18

Saisir les occasions
sans l'ire des saisons
Avoir éloigné le devoir
et son sens perdu...

Au profit de la sérénité
assise en soi:
rhubarbes, mûriers, framboisiers
autant de désirs, promesses de saveurs. 27 3 18

Végétal:
l'immobile coi
joie embrassée
empreinte-corps

Franges du monde
Ascèse en soi
Élan, assise de lumière.

Air mâtin

À l'éveil du jour,
il y flotte des vivats
sur la cité endormie. 5 4 18

Matin rurbain se faufile
en un parcours moins bruyant
que le roulis des asphaltes

autrefois empierrées,
serpentant
à travers les campagnes.

Tracé citadin zigzague
à l'heure de leur sieste:
un piétonnier y festoie.


Ce vent des hauteurs
mollit sur la gangue polluée.
La ville chauffe sous le pull.

Le sac découche le corps.
Rue Pouplin: façades penchées
sur la pavée; des rires fusent.

Les trois copines fleurissent
chaque arrondi de leurs pas.
L'air léger transperce

les couches hivernales.
Ville assise sur le fleuve
vire au bleu, prolonge

l'espace intersidéral
de sa magie d'ardeurs
accrocheuses & paisibles.

Dans le train,
elle s'assoupit
ébauchant

un visage
assagi,
à peine froncé par

la rumeur
joyeuse
du wagon.
6 4 18


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