Matin rurbain se faufile
en un parcours moins bruyant
que le roulis des asphaltes

autrefois empierrées,
serpentant alors
à travers nos campagnes défuntes.
***
Tracé citadin zigzague
à l'heure de leur sieste:
un piétonnier y festoie.

Ce vent des hauteurs
mollit sur la gangue polluée.
La ville chauffe sous le pull.

Le sac découvre le corps.
Rue Pouplin: façades penchées
sur la pavée; des rires fusent.

Les trois copines fleurissent
chaque arrondi de leurs pas.
L'air léger transperce

les couches hivernales.
Ville assise sur le fleuve
vire au bleu, prolonge

l'espace intersidéral
de sa magie d'ardeurs
accrocheuses & paisibles.

***
Le train l'assoupit
ébauchant un visage assagi,
à peine froncé par

la rumeur
joyeuse
du wagon.
6 4 18


Écritoire


Statistiques

Membres
17
Articles
2930
Compteur de clics
2086628

Recherche