Les pores épanouissent leur joie,
s'ouvrent, puis se laissent pénétrer.
Chaque glande se dévêt une par une
de parures emmanchées
contre le frais, le piquant, l'inamical.

La peau arbore au creux
de ses terminaisons natives
le chaud, le doux, l'accueilli
en une joie simple
saisie à l'essentiel offert.


Le corps épouse cette langueur vespérale
sans autre besoin
que la saveur d'en être.
Le moindre geste fait lâcher prise
à une tension repliée.

L'air dense abolit l'intention
face au réel plein de l'instant présent
à ce bout de terre.
Il respire quelques gouttes
de l'éternité profonde

conjoignant sans s'apesantir
le chemin de l'arpenteur
et son compas.
S'accompagne la nuit
jusqu'à la confusion des lettres sur la page.


Le lendemain soir,
une cavalcade vespérale
envahit le bleu d'une urgence à venir.
L'épaisseur de la couche
varie encore, mais

elle semble proche
d'une densité uniforme.
Une seule trouée bleue, trop modeste
pour lui résister.
le corps pressent la pluie qui vient.

L'oeil du lecteur saisit au vol
un éclair au loin.
Le repli intérieur
la précède de quelques minutes.
Tropicale, à nouveau.


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