La ville dégorge
de carrosseries à l'arrêt.
La plupart vrombissent, inutiles,
leurs pollutions insidieuses:
bruits, particules fines
énervements

Les chemins piétonniers,
blancheur zébrée,
les croisent
en lisières des flux figés.

Pourquoi ne marchent-ils pas,
tous ces solitaires en boîte,
l'espoir chevillé aux cors
de trouver un interstice
où abandonner
leur armure primitive ?

Les hommes et les femmes de pouvoirs
les ignorent, ces pollutions diverses:
leurs chauffeurs
équipant leurs voitures de fonction
jouissent des passe-droits
de leurs maîtres.

Dans les centres urbains,
c'est rendre impossible
tout parcage qu'il faut décider,
mieux toute circulation individuelle.
Il est urgent de trancher.

Et donc toucher
à tant de prébendes et privilèges:
concessionnaires de parcages privés,
constructeurs automobiles,
producteurs pétroliers
et nos habitudes trop ancrées
aux « On a toujours fait comme ça ! »,
aux « Moi, je prends pas le bus/le train/le tram. »

Pourtant les villes des utopies réalisées
sont déjà dans les cartons
d'urbanistes visionnaires, tels
Luc Schuiten ou Philippe Samyn, entre autres.

C'est en Chine que ce dernier
construit des villes nouvelles
tout en verticalités esthétiques.

L. Schuiten les végétalise
en les appareillant
de verdures régénératives
pour les vivants...


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