J’ai l’impression qu’une partie de ma vie s’est déroulée en n'ayant pas conscience que quelqu’un qui était déjà là m’échappait parce que je me trouvais encore incapable d’y porter attention. (D'après H. Wismann, Penser entre les langues, 162). Une forme de dualisme personnel, en quelque sorte. (Voir la définition de non-dualisme en suivant le lien jusque la lettre N.)

Un exemple: je porte, pour des raisons amicales, attention à l'Inde. Chacun de mes cours s'ouvrait sur la lecture d'une légende hindoue et j'ai retrouvé cette semaine, en rangeant la bibliothèque, une traduction antérieure à 2011 du Bhagavad Gita, dont l'achat remonte à 1986. L'Inde était déjà présente sans que je sache encore pourquoi. J'ai depuis fait le lien.

Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.

Être devenu plus attentif
à ce qui est accessible
dans l'instant

développe la conscience
par cet effet de levier
qu'est l’attention.

Être attentif améliore la conscience de soi.
& la distanciation du réel
par Le rire peut avoir lieu.

Si c’est cocasse !
L’attention peut ne pas être constante.
Il lui suffit d’être appelable.

J’ai récemment, pendant un long moment,  constaté que je faisais tout deux fois:
-  aller chez le médecin,
-  faire deux enveloppes, l’une avec l’adresse, l’autre avec le cachet et avant cela,
-  rédiger l’adresse deux fois,
-  faire couler du café & obtenir de l’eau chaude la 1e fois ...
J’en ai ri, comme le démon de la répétition devait lui aussi rire sous cape. J’ai pris une pause et suis revenu à l’unicité… Jadis, je me serais impatienté, pour le moins !


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