Un rituel sans rituel:
les pieds dans l'herbe frémissant encore
aux échanges nocturnes.

Le corps tend ses pas
vers la tache solaire
qu'accueille la souche cerisière.

Quelques instants se calent
habillés d'une lumière
presque jeune encore

puis les pas reconduisent
le corps au jour.
Il en vaquera mieux.

L'attention est portée
à chaque pas,
à chaque sensation transmise.

***

Les branchages du fond
sont broyés.
Alterner le dur & le mou,

le rigide & le flasque,
le ligneux & le feuillu.
Comme dans la vie.

La liquette claire ventile si bien
le corps qu'elle est
une évidence survenue à l'être.

La sueur s'immisce,
nullement retenue
par leurs dessus sourcilleux,

dans les commissures oculaires.
Chaque essuyage offre
une micro-pause.

Contribuer de la sorte
à l'équilibre du lieu-matrice
par empreinte affinée

assure le cycle naturel,
y contribue a minima
par un apport mécanique

que
la modernité
lui offre.

***

La métaphore mésologique,
matrice-empreinte,
forme mieux sens au quotidien.

Le lieu est la matrice
à laquelle s'attache désormais
cette empreinte plus personnelle

faite d'énergie
partagée & ressentie
dans un flux discret.


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