Essai de synthèse hyperlié

Plan

La question
Béatitude & liberté
Se sentir libre du sans-fond
Une progression hors du gouffre
Étapes
Libéré
La voie se trace
Capacité d’agir
Une vie d’écriture
Subir malgré soi
Résorption
Tantrisme
Absorption
La plénitude se définit
To sum it up
Mots-clés
Cheminement conceptuel


La question

• Que résulte-t-il,
• quel résultat émerge

du lien perçu par le corps-conscience entre les plantes autour de soi &

▪ la nature universelle ?
▪ la nature terrestre dans l’univers ?

La réponse à cette question tient en deux mots : la béatitude & la liberté.


Béatitude
le terme semble « scolastiquement » trop marqué pour être compréhensible. Un essai lui est consacré. J’en ai repris la lecture pour en poursuivre la formulation en fonction de la question posée.
Se sentir libre du sans-fond, sorti du tonneau des Danaïdes.


Une progression hors du gouffre
Le gouffre qui se comble pourrait être devenu un Nulle Part. Tendre une vibration par-dessus le vide. N’y choir point. Dans un tout premier temps, la vibration évite d’y tomber en comprenant ce que le corps-conscience est devenu grâce à une vision éclaircie qui permet d’éloigner ces agissements qui nous conditionnent.

Cela se passe en méditant, c’est-à-dire en vivant

• l’expérience | juste au présent,
• l’expérience juste | au présent.

Il en résulte alors une vision

▪ qui d’abord s’éclaircit,
▪ puis devient claire,
▪ limpide.

Autrement dit, avoir fermé son propre gouffre, rangé son armure & désormais vaquer à sa vie plus libre & heureux, calme, paisible, rassasié, tranquille.


Étapes

• Prendre conscience de l’existence du gouffre;
• éviter d’y tomber;
• Se distancier du gouffre;
• le maintenir distant de soi, se tenir à l’écart en augmentant sa faculté d’attention;
• assister

▪ au rapprochement puis
▪ à la fermeture de sa béance.

Voir ensuite ses lèvres

• se cautériser
• se rouvrir

▪ par inattention,
▪ par moindre vigilance,

  • se refermer, se sceller.

Voir enfin le gouffre

• se combler de l’intérieur,
• puis disparaître

incite à la meilleure prudence attentive afin de ne pas le rouvrir.

Sur la vigilance, un aphorisme sans impatience:

Il est une forme
d'ardeur intense qui se
cheville au corps de soi
sans autre apparat
que la vigilance attentive
à ne pas s'outrepasser.


Libéré
Cette mise à distance prend du temps.
Ce processus a commencé il y a 4-5 ans dans mon cas. Il a abouti à une perte de poids très sensible, qui se maintient dans la durée. Même les miroirs disent la transfiguration que P. Descola définit, dans l'essai mentionné ci-dessus, de la manière suivante: la transfiguration est un « changement d’apparence délibéré, au moyen de la représentation ou de l’aménagement d’un lieu, au terme duquel celui-ci devient un signe iconique d’autre chose que lui et révèle par là ce qu’il contenait en puissance. »

C’est devenu

• un projet de vie,
• une constance mise à parfaire le cheminement.

Aucun oubli: la fermeture de cette béance est devenue un savoir. Le savoir-être mieux en soi a alors pu voir se tracer le chemin, la voie quelques pas devant soi.

Chacun·e son gouffre: le mien s'appelait sucres industriels cachés. les débusquer sur les étiquettes a acéré le regard ! Finalement, les éviter complètement est encore la meilleure solution.


La voie se trace
Car personne ne trace son propre chemin de vie, sa voie. Celle-ci se trace.
C’est par cette meilleure attention portée à soi que nous en observons son déroulement sous nos pas, chaque

• jour,
• moment de la journée,
• heure,
• instant.

Ce porter attention à est une compétence que le corps développe à mesure que la sérénité s’installe davantage.


Capacité d’agir
Vaquer à sa vie en

• agissant
• activant le plus souvent possible sa capacité d’agir en connaissance de cause en portant cette capacité d’agir au plus haut accessible

▪ au soi du moment,
▪ au soi de l’instant,
▪ au soi du jour.

L’agir dépasse alors nettement

• la passivité
• le subir
• le subi
• ce que le corps-conscience subit.

Nous sommes chacun·e un rouage mixte fait d'activité et de passivité. Chaque corps décide d'où il met le curseur.


Une vie d’écriture
Vaquer désormais à ma vie d’écriture, le corps immergé dans la nature proche telle qu’elle s’est façonnée sur ces quelques ares rurbains en étant

• le plus libre possible &
• bien davantage libre qu’au temps fort long pendant lequel le gouffre béait toujours, proche, tout à la fois repoussoir & danger.

Ma vie d’écriture est immergée dans la nature proche, à l’image de la nature universelle, compatible avec elle en tout cas; une vie active d’écriture exerce le plus souvent possible sa capacité d’agir en connaissance de cause, en la portant au plus haut accessible du soi

• de l’instant,
• du moment,
• du jour.

Ceux-ci constituent les trois composantes temporelles de l’immédiateté. Chacun·e sa voie, bien sûr.


Subir malgré soi
L’agir dans ces conditions dépasse alors nettement ce que ce corps continue de subir malgré lui. La liste des soumissions est longue: il n’est pas utile de l’établir. Qu’il suffise d’en reconnaître chaque manifestation pour ce qu’elle est: un évènement subi, ayant très souvent son origine en dehors de soi, provoqué par d’autres humains.
Pareil évènement subi se gère alors de plus en plus, de mieux en mieux, dans la sérénité, avec sagesse, sans (presque) plus jamais vouloir agir sur le réel contraint sauf

• par une parole ferme offerte à la réflexion de quelqu’un qui subit sa vie,
• de manière subtile & diffuse, manifestant à bas bruit l’espace de liberté dont le corps-conscience jouit.

C’est en faisant progressivement disparaître ces atteintes par des actes humains appartenant au premier genre de connaissance que le corps-conscience devient à même de jouir plus continûment d’une sérénité bienheureuse.


Résorption
La résorption des « attaques » extérieures, mais également intérieures, permet de se consacrer plus utilement à cette vie d’écriture.
Il s’agit d’apprendre à

• ne plus se laisser (trop) distraire par elles (ces attaques),
• les refouler,
• les retenir hors d’atteinte du soi.

Les vitres au verre flouté en sont un exemple parmi tant d’autres.
Refouler et retenir apparaissent tous les deux dans la définition du verbe résorber.


Tantrisme
Le tantrisme emploie le terme de résorption. Ce terme constitue donc un point de contact entre Spinoza & le tantrisme, même si aucun ouvrage du tantrisme ne figurait dans la bibliothèque de Spinoza.


Absorption
En résorbant, en neutralisant ces atteintes, le corps-conscience peut alors

• s’absorber plus complètement,
• porter attention à son plus grand épanouissement,
• se laisser pleinement prendre par sa propre vie,
• confier à la liberté le soin de conduire la vie en soi.


La plénitude se définit
La plénitude chère aux sages cachemiriens du tantrisme pourrait aussi se définir comme une manifestation silencieuse & authentique d’une réciprocité optimale

• entre la nature environnante
• & l’humain qui y est immergé.

La plénitude résulte de la sérénité ancrée. La plénitude estompe pour le corps-conscience, sans les supprimer, les frontières entre les espèces du vivant. Chaque espèce est une essence de vie à part entière, au même titre que les mammifères, dont l’humain est un représentant parmi tant d’autres espèces.

Dans l'essai sur la béatitude figure cet autre aphorisme faisant intervenir les deux mêmes composantes: La nature aime l'humain qui aime la nature.


To sum it up
Ce que le corps-conscience subit diminue sa liberté, voire l’en prive.
Ce que le corps-conscience agit augmente sa liberté.


Mots-clés
béatitude / liberté / absorber / résorber / refouler / agir / subir / acte / passivité / retenir / plénitude / vigilance / attention / éthique du monde / chemin apaisé / gouffre / sans-fond /


Cheminement conceptuel à travers proses essayées & poésies tentées

L’intuition / Lilian Silburn : la kundalinî / La béatitude, késaco ? / Porter attention à / Humains trop humains / Art poétique, avait-il dit / Le méditatif & le pensif / Complexité, éveil aux matrices du monde /


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