Pour la deuxième fois, un philosophe de la nouvelle génération consacre une brique à Spinoza: le premier lu, c'était Maxime Rovere dont le Clan Spinoza, paru en 2017, a fait vivre de l'intérieur l'aventure spirituelle exceptionnelle de ce philosophe de prédilection. Celui-ci est un obscur moine auquel Ariel Suhamy a consacré une somme, parue en 2016, sous-titrée « De Charlemagne à Spinoza, le procès de la prédestination ».

 Le livre est en lecture, mais ceci déjà: des historiens, des théologiens se sont penchés déjà sur ce moine oblat, c'est-à-dire offert par ses parents au Monastère de Fulda, situé dans la Hesse allemande. C'est la première fois qu'un philosophe s'empare de cette vie-là en peignant « des idées: celle de promesse, périlleux mélange de religion & de politique, celle de persévérance qui en dérive & la rend problématique, celle enfin de nécessité qui s'épanouit au cœur de la dispute, au grand effroi de tous - fleur vénéneuse & têtue dont la culture prendra quelques siècles encore avant de produire ses fruits, dont le principal est de libérer l'esprit de toute forme de fatalité. » 13

Muni d'une telle palette de vies retracées... que de soirées de lectures en perspective, avec des idées comme personnages principaux dont les effets se font écho tout au long des siècles.


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