Ils éprouvent toujours le besoin de comprendre. Quelque chose de rationnel. Ou non. Un homme, Charles Benesteau,  s’éloigne un jour de sa famille & de sa femme pour s’installer dans un quartier populaire de Paris. Seul.

Il n’y avait rien à comprendre. Le souci de soi l’écarte. Il se sauvegarde un temps en rentrant dans sa cohérence.

Emmanuel Bove (1898-1945) précise les contours de ce chemin, sans échauffements inutiles, d’un style sobre, efficace (mais je n’aime plus ce mot), sans apparat.

Sa phrase est simple, directe, bien charpentée, éloignée de tout effet de manche. Elle touche juste. L’homme tapi au loin qui ronronne derrière ces mots a du style. Son écriture est racée. Le dialogue direct alterne avec le récit.

Ce roman-ci semble majoritairement écrit aux temps du passé par un narrateur effacé mais omniscient. Il relate sans sympathie inutile.

133 pages en Points Poche. Un roman court. Un trajet en train, c’est l’idéal. Un peu long, le trajet, comme celui  d’une Colliourerie.


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