J’y ai lu le poids des regards pleins d’incompréhension, 
la saveur assassine de la fin d’un homme, 
la veille enfiévrée d’Isabelle. 
J’y ai vécu une agonie douloureuse en direct (1891).
J’y ai perçu la douleur abyssale d’un cancer terminal, 
j’y ai connu la condamnation sans appel
du conformisme maternel,
confit dans une religion sans cœur.
J’y ai su l’infinie douceur d’une sœur.
Arthur a même consenti à l’extrême conversion pour elle,
qui le suit à Marseille.

Philippe Besson a le souffle de ces arts-là, 
en retraçant les six derniers mois 
d’Arthur Rimbaud, vus par sa sœur Isabelle. 
Il est Isabelle. 
Il a su se glisser au plus profond de l’amour sororal.
Remarquable. Ancien (2004), qu’importe.


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