La main l’y dépose.
Les lèvres closes s’y reposent
pour en apprécier l’ovalité.

Les mâchoires s’écartent,
lentes jusqu’à sa chute.
La langue prend le relais,
offre un tour du palais,
le couve.

Il se réchauffe
au souffle de l’oralité.

Presque en s’excusant, les dents
incisent l’enveloppe,
laissant au palais le temps
d’apprécier la fraicheur de sa chair,
sa saveur liquide et claire.
Molairage.
La langue papille la pulpe suave.

Le jus extrait passe en premier
vers l’œsophage.
Il autorise le passage.
Peau et chair suivent,
cadence sans urgence.

Sérénité
du corps solaire.
Temps de pause.
Affinité.

Souffle de l’éveil

La goutte perle,
dégouline
coquine,
de l’aisselle.

Puis la main saisit un autre.
La grappe diminue
sans disparaître.
La lenteur s’insinue.

4e version lundi 03.10.11


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