Toucher le fond, plier les genoux
et pousser pousser la soprano
à monter très très piano
comme si le temps s’était dissous

caresser les bulles naissantes
ouvrir les mains au don de soi
[n’y chercher aucune paroi]
comme si le temps était un convoi
comme si la durée devenait apaisante

pressentir le bleu de l’océan
tout là haut au-delà des éclosions
tel un géant nocturne bienséant
au temps de riches pulsions
comme si les univers s’entremêlaient

la détente prend le corps à partie
dans une harmonie profonde
là tout au mitan de l’onde
comme si la vie s’était enhardie

et redescendre sans craindre le gouffre
permanence sans aurore
l’inutile son n’y pérore
comme si sinuer sans barouf
comme si.

Et prendre appui sur une certitude
En donnant recevoir
se donner s’émouvoir.
comme si.


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