Rendre son dernier soupir
« Il rendit son dernier soupir… », comme s’il l’avait emprunté, le temps d’une vie, la sienne. Sur terre, nous n’empruntons pas que notre empreinte aux générations futures, le souffle aussi, celui qu’on est capable de soutenir, de retenir, de tenir.
L’empreinte, nous la rendons plus sale que celle reçue. Le souffle, lui, est restitué plus intact. La mort se manifeste à travers le dernier soupir, la dernière expiration, comme apurée de toute marque. Elle se confond à nouveau avec l’universel. Prête à se rendre utile à une autre personne, le temps d'une vie. (26 12 2015)


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