Nos escarpements dévalent
vers tant de vallées riantes,
sièges d'embellies si durables
qu'elles rejoignent nos mers intérieures
aux eaux profondes & limpides,
à l'abri des soubresauts du monde effréné
qui se fracasse en surface◊

Chaque acte posé l'est
dans la démesure de nos discrétions
imprégnant l'essence bien conduite,
à tel point qu'en faire la liste est un peu vain,
digne en tout cas d'une comptabilité
hors de propos, dérisoire◊

Seules leurs teneurs en qualité,
comme on dirait en majesté,
& leurs caractères définitoires
importent en dernier ressort◊

Enfin, peut-être bien◊

Car il n'est en ces domaines aussi question
que de valider des hypothèses
préalablement émises,
au moyen de vérifications nombreuses
qu'il serait vain, comme cela a déjà été
susurré plus haut,
de vouloir dénombrer par le menu◊

Il n'est nulle mention de science expérimentale,
juste de fils de vie qui se déroulent
& s'enroulent les uns aux autres
lorsque leurs évidements indéfinis
se croisent en un maillage continu & serré
que seules des armures textiles
seraient à même de représenter,
si tel en était le désir,
en s'approchant au plus près
du réel pulsé par le dedans de chaque soi◊

Tant d'impulsions aboutissent ainsi
en une cohésion si dense
qu'il serait vain de vouloir
en imaginer les contours
s'ils ne se dessinent pas d'eux-mêmes
sur les cartes perforées
de ces métiers Jacquard
qui ont rendu célèbres
les Traboules lyonnaises◊

Qu'un tel souffle puisse se dresser
sur le cours d'un flux vital personnel,
dans la pleine conscience de son accomplissement,
tient d'une exceptionnalité
ne devant rien au hasard
pas plus qu'à une quelconquenécessité dirimante,
voire même une destinée,
qui serait sans fondement
mais plutôt
à un faisceau de patientes convergences
entièrement dues
à l'opiniâtre conduite
en ces Terres inviolées
par deux mains qui se découvrent
pareillement détentrices
d'ondes & de corpuscules mus par elles,
propices à essaimer
en celui/celle qui y est ainsi disposé◊

Il n'est question en ces Terres raréfiées
d'en attribuer le moindre mérite
aux domatrices, pas plus qu'au corps récepteur,
tant leur conscience est vive
que les manifestations
qui se construisent de la sorte
ont une provenance invérifiable
et, dans le même temps, si authentique
qu'il serait malvenu d'en douter,
ne fut-ce qu'un instant◊

Vraiment, j'y insiste◊

 

 

 

 

 

 


Statistiques

Membres
17
Articles
3226
Compteur de clics
3497264

Recherche