A fb 28.08.11 Il avait amassé tant de  peut-être qu'il entrevit, fugace, une certitude au-dessus de l'horizon.
A fb 13.08.11 Il avait l’anthologie érudite et adéquate.
B fb 09.10.11 Ces trouées lumineuses avaient la blancheur d’un ciel gris d’aube.
C fb 07.10.11 Il avait la chaleur indécise des commencements.
C fb 15.09.11 Il avait constaté l’évolution du genre humain à un détail: la hauteur hors sol des wc. Essayez de laisser un dépôt (des pots ?) en faisant des pointes, vous verrez. Il avait trouvé les wc du musée mieux de son âge.
C fb 10.09.11 Il l’avait constaté: quand la vague ovulait en lui, elle voulait tout.
C fb 03.09.11 Elle avait croisé les bras en protestation contre le froid. (Et pesté contre un vêtement trop fin !)
C fb 20.09.11 Il avait cru ses ocres plus crédibles. Le bleu ? Blindé. Noir et blanc ? Peut-être…
D fb 05.08.11 Il avait le doute péremptoire.
E fb 05.09.11

Il avait élagué le compliqué  
pour tendre vers le simple  
sans renier le complexe,  
puisque tout l’est*.

*Je ne résiste pas :
Toulet, Paul-Jean (1867-1920) Contrerimes,
« Toute allégresse a son défaut
Et se brise elle-même
Si vous voulez que je vous aime,
Ne riez pas trop haut.

C'est à voix basse qu'on enchante
Sous la cendre d'hiver
Ce coeur, pareil au feu couvert,
Qui se consume et chante. »

E fb 01.10.11 Il avait emporté le toucher de l’amande douce.
E fb 09.08.11 Il avait ému son cœur et l’avait ainsi mué en creuset, davantage universel.
E fb 31.08.11 Il avait épaissi son trait à mesure qu’il affinait sa langue.
E fb 11.09.11 Il avait esquissé un geste d’adieu, soutenu par la faiblesse d’un sourire sans apprêt. (fiction)
E fb 18.08.11 Il avait étendu la détente jusqu’à l’entente.
E fb 27.08.11 Il avait exploré tant de contrées intérieures qu'il en dessinait la cartographie intime. Avant qu'il ne  soit trop tard. Trop Tard ?!
E fb 28.09.11 Il avait eu la ville d’en haut. (au Mas !)
E fb 30.09.11

Il y avait toujours eu
des vantards  
qui vous tombaient dessus  
sans crier gare.

F fb 15.08.11 Il avait façonné sa liberté sur son exigence.
F FB 24.09.11

« Cet homme n’avait rien à faire dans les rues
Mais la rue     Et la pluie     Et la pluie     Et l’écho
Cet homme n’avait rien à dire de nouveau
Mais la grande magie d’une belle avenue…
Cet homme avait une âme à perdre dans les rues. »
Odilon-Jean Perier (1901-1928)


F fb 02.10.11 Ils avaient la foire d’octobre vissée au cœur et ses lacquemants aux orthographes dégoulinant de variations.
F fb 08.09.11 Plus le fond de l’air était frais, plus Il avait le fond de tarte pommé.
F fb 22.09.11 Il avait la fraicheur du soir au naturel.
G fb 12.09.11 Il avait gagné tant de victoires sur lui-même qu'il n’était plus le même.
G fb 12.08.11 Il avait grandi dans le respect des autres: la cinquantaine venue, il s’y était inclus.
- Après tout, je est un autre, s’était-il dit.
H fb 23.09.11 Le nuage avait la hauteur d’un désert estival.
I fb 13.09.11 Il avait imaginé d'autres scénarios, mais pour aller à Rio en avion, il aurait fallu détruire son bilan carbone favorable. Il avait donc décidé de se réserver pour la poésie.
I fb 29.08.11 Il avait l’intransigeance des contrepouvoirs.
J fb 06.08.11 Il avait jalonné ses défaites pour mieux s'en défaire.
J fb 26.08.11 Il jonglait mal avec des mots à cinq balles.
J fb 03.10.11 Il avait le jour serein et détendu.
L fb 14.09.11 Il avait cette lenteur étudiée, apprise dans la joie du ralentir.
L fb 25.09.11 Il avait le lierre accroche-cœur.
M fb 19.08.11 Il avait modelé sa vie sur la voie d'une imperceptible épure.
N fb 07.09.11 Il avait noué des liens distanciés avec tous les pouvoirs.
O fb 26.09.11 Il avait l’oh, l’ah et l’eh, bons !
O fb 17.08.11 Il avait ordonné à ses pensées de laisser la place au désordonné créateur de l’instant.
O fb 01.09.11 Il avait osé l'inusité.
O fb 04.10.11 Les estivaliers automnaux avaient oublié où ils avaient rangé leurs pulls.
P fb 20.08.11 Il avait parcouru tant de  continents à la télé qu'il en était devenu casanier.
P fb 21.08.11 Il avait parcouru l’immensité de ses déserts à la recherche d’une source, la sienne.
P fb 22.08.11 Il avait peint des natures mortes, bien mortes.
P fb 16.08.11 Il avait photographié ce qu’il ne savait peindre.
P fb 06.09.11 Il avait le pli philosophe et le repli aussi tactique que conservatoire.
P fb 23.08.11 Il avait prédit l'imprévisible et, contre toute attente, c'était arrivé à l’improviste.
P fb 24.08.11 Il avait pressenti l’ardeur de sa joie.
P fb 02.09.11 Il avait pris tant de bonnes résolutions qu'il les avait résolument rangées au placard des illusions, pour ne pas les perdre. Peine perdue ! Rien n’est résolu.
Q fb 09.09.11 Il avait questionné sa langue et ses réponses lui plaisaient assez.
R fb 07.08.11 Il avait ramassé des mots qu'il ne lavait jamais.
R Fb 04.09.11

Il avait relu, élagué, épuré,  
avec un sourire iroquois,  
ce texte tenait à son gré
sans trop savoir pourquoi.

R fb 27.09.11

Il avait la réserve
du confident  
et la verve  
confite dans  
du son.

R fb 25.08.11 Il avait rengainé le doute systématique au profit d’un scepticisme enthousiaste.
R fb 19.09.11 Il avait repéré la première tache de soleil sur le jardin.
R fb 18.09.11 Il avait résolu de devenir irrésolu.  (Var. Il s’était résolu à devenir irrésolu.)
R fb 08.10.11 Il avait ressorti l’hiver côté couette.
S fb 30.08.11 Il avait savouré la joie de saveurs inédites.
T fb 14.08.11 Il avait trompé l'ennui des jours pluvieux en trempant sa plume de nuit.

T fb 21.09.11

Il avait trouvé une joie  
qui le maintenait sur le bord  
contenu d’une tristesse du fond  
des âges. Avec l'entrée dans l’automne,
dans une rhapsodie si brouillonne,
les jours raccourciraient, prompts  
à rallonger. Mouvements forts.
Jours. Et nuits comme il s’en vouvoie.

U fb 08.08.11 Il avait usé de trains séduisants et véloces.
V fb 11.08.11 Maritime, il avait la vague à l'âme.
V fb 16.09.11 Il avait vaguement le sentiment d’être une vague envahissante à l’intérieur de soi.
V fb 17.09.11 Il avait vu sa joie de l'intérieur.
Z fb 29.09.11

Il avait zébré l ’éther  
de ses captures triangulaires.
Il zébrait, il zèbrerait.

 


 

Le 5 août 2011, il avait entamé une utilisation poétique du si apoétique statut du visagier, une démarche créative qu’il avait inscrite dans une certaine durée. D’autres avaient essayé avant lui. Imprévisible, il avait adopté une contrainte libératoire. Il avait pris un peu d’avance, sans assurance tous risques. Il avait opté pour le plus que parfait de l’indicatif (past perfect), un de ces temps qui lui avait paru indiqué pour une distanciation propice à la mise en perspective.

Il  avait un instant confondu le nom de ce temps avec le passé composé (present perfect). Mr Bescherelle avait très vite remis cela d’aplomb. Et il avait aimé cette dénomination temporelle qui évoquait une forme d’utopie un peu inaccessible, au croisement de l’arithmétique la plus simple et du catharisme, féru de mortels, donc imparfaits, Parfaits, qui, en ces temps là, n’avaient rien à voir avec une ice-cream
Il avait auxiliairement usé d’avoir à l’imparfait de l’indicatif suivi d’un nom, comme pour briser une circonspecte absence de monotonie. Il avait exprimé un fait accompli, comme le lui avait entre autres indiqué Maurice Grevisse, qui avait eu lieu avant un autre fait passé, quel qu’ait été le délai écoulé entre ces deux faits.
Il avait aussi volontiers atténué un fait présent, qu’il avait feint de rejeter dans le passé : 
- « J’étais venu pour vous rappeler ma pension. »,  avait suggéré Maurice, au meilleur de ses classiques.

Ses il avait avaient été alternativement autobiographiques de façon distanciée (grâce à la troisième personne singulièrement distanciante) et aphoristiques. Ce deuxième type avait été jugé poétiquement intéressant.

SI
Il avait, de tout temps, employé le plus que parfait après si conditionnel pour exprimer un fait irréel situé dans le passé, le verbe principal étant lui au conditionnel passé :
- « Si vous m’aviez appelé, je serais venu. » (du même).
Il avait même susurré le sujet d’une thèse de doctorat au titre ronflant : « De l’influence de la Guerre des boutons sur l’appauvrissement irrémédiable de la langue », le héros ayant proféré une cultissime réplique, qui avait marqué des générations de parents sans Grevisse:
- « Si j’***aurais su, j’***aurais pas venu. »

S’il en croyait les trop nombreux micro-trottoirs radio et télévisuels, là se situait une limite nette entre parler populaire et connaissance de la langue…

Et pendant ce temps-là, le ciel avait eu la bonne idée de se teinter parcimonieusement de bleu…

Il avait aussi, toujours lexicographe dans l'âme, choisi le classement alphabétique pour la conservation pérenne en ce lieu nulle partien:


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