Quant à nos aubes, elles enfantent la puissance
de chaque éveil par le souffle corporel
qui s'y propage, régulier, accueilli.

Balloté par les vents du ponent,
battu par d'intrépides assauts vagues,
l'esquif trace sans se laisser démonter.

La mer l'est assez, elle. & pour deux.
Comme si une intuition des cycles
vers cet horizon perdu

dans les brumes éruptives.
Rien n'indiquait la moindre direction.
Pourtant, la main sur le gouvernail

ne tremblait pas. Elle savait juste
que ce n'était pas pour cette fois.
Yeux clos, le visage ne quittait pas

la direction à suivre.
La proue fendait le grain
d'un métal fondu de vigueur.

L'autre main prit le temps de caresser le visage
avant que les yeux ne s'ouvrent; le regard charchait
l'entrée du port.

Le gouvernail corrigea légèrement sa trace.
Le sourire s'éclaira
à l'instant même où la première trouée

de lumière, violente & pure,
ouvrit le ciel d'une accalmie.
Elle lui collait à la peau maintenant.

L'air automnal s'engouffra
dans la pièce matinale,
suivie par le chant morse

d'un oiseau proche.


L'épandage de ce fermier aux étables négligées inonde l'air de ses remugles malsains. Encore un qui n'a aucun usage intelligent de cette matière fécale, si riche pourtant de potentiels inexploités. Juste déposer là ce qui l'encombre. & brûler encore un peu plus ce sol qui n'en peut plus de tant d'excès. Dépôts presque clandestins & tous y consentent en fermant les yeux ... & les fenêtres. Voir la réglementation en région wallonne en suivant ce lien.


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