Une maison médite, silencieuse
et boisée, tournée vers l’été verdoyant,
comme isolée sans l’être de l’ailleurs indistinct.

Elle s’offre une vue à laquelle se suspend
la pensée sur le fil de la nature,
naturante et naturée*, à peine aidée.

Un parcours, une visite, cette tendresse
qu’elle accorde au regard qui se pose,
en approfondit l’appui jusqu’à s’y fondre.

Elle dégage l’espace propice
à la détente méditative et sereine.
S’y détacher du monde est douceur.


* Deux concepts chers à Spinoza. Voici ce qu'en dit Philosophie Magazine, n°81, p. 76:

Je ne visais nullement ces hauteurs-là dans « La maison qui médite ». Je cherchais juste à faire d'un mot un jeu quand je suis tombé sur cette explication, autrement ébouriffante... et assez obscure sauf la traduction très libre que je vous remets en plus clair ci-après:

 


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