Dénuder la lune,
la belle affaire !
Le soleil matinal
renchérit sur elle


en appui sur un bleu virginal.
La grinche récente
s'est vidée d'un cumul
né faste.

Ce bienfait sans destinée
est à saisir, toutes affaires
cessantes. Il s'agit
d'enrichir la matrice absentée.

Le versant solaire du jardin
se rejoint pour remplumer
le sac d'énergie.

L'instant s'invite
au calage sur soi,
sans intermédiaire.

La chaleur imprègne
la vareuse d'une
présence organique.

Toute autre tâche
s'annule d'elle-même.
Face à ce bleu

rien ne tient.
Le ciel sec*, bleui sans
cette blancheur laiteuse

de pluies incontinentes,
inspire au corps une émotion
à l'épanoui tangible.

L'éveil a la bleuité
presque trop virginale
pour être réelle.

La douceur du vent
est une caresse attentive
à ne rien brusquer.

Et puis, de fins nuages
s'annoncent du S-O:
ils filent vers le N-E.

Ils sont une promesse
de remplissage.
Jouir sans attendre...

Les trouées encore actives
s'obscurissent de l'étagement pansu
et noirci de nébulosités massives.

Parenthèse, je suis bleu de toi !


 *A. Blondin, 1962, cité par l'Anthologie pataphysique, Éditions du Sandre, 2015, p. 262.


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