Heure de tonte, effort sain.
Le corps, en silence,
malgré le moteur,

est attentif à chaque arbre,
observe son port,
son enracinement,

se questionne aussi:
pourquoi tant de glands de chêne
autour du tronc de l'arbre aux feuilles un peu malades ?

Feuilles-symptome ?
Medicine oak ?
Tree doctor ?

Le sous-terrain, ce large invisible
suffit; humaine impuissance.
Les arbres, nos frères,

ne nous ont pas attendu.
Que faire de l'info ? En est-ce une ?
Si oui, est-elle pertinente ?

Des oiseaux s'en sont-ils délesté
en y faisant halte ?
Peu importe que l'humain sache.

Sa bienveillance, son ouverture
aux vécus supposés de l'arbre,
son seul recours; nulle chimie de toute façon.

Ses questions, sa confiance
dans la communauté végétale,
l'attention quotidienne en voisin.

Le repos qui suit
sied à la joie,
comme l'effort.

Le réel habité
l'intériorise
sans autre façon.


Le sous-terrain, ce large invisible

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