Les pelouses alanguies de l’été
affichent les corps dénudés
sur les berges de la dérivation.
Elles vibrent à l’unisson
dans la joie de l’accueil :
cette dame trie son portefeuille ;
le jeune couple se prend à rêver
à une alcôve plus secrète
pour terminer
ces approches pas si discrètes.
Le beau mâle exhibe
un minimalisme inadéquat :
à peine si le tissu cache par bribes
les attributs de cet indélicat.
Et cette jolie rousse
berce sa frimousse
dans l’énergie devinée
de la musique, isolée.
Tout un monde citadin
investit, mutin,
le moindre espace doux
de la ville chaude dès le matin.


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