Il fait à peine plus clair que la nuit.
Les nuages cavalent en rangs inégaux
à cinq mètres de la terre ferme,
à qui serait le plus menaçant.
J'ai l'âme calée plus bas que mer.
Cette bassesse me prédit
la Chute des abysses.
La mer terrifie les remblais de sable
L'air du large agrandit l'infini
sans y prendre garde.
Résister tient de la vantardise.
S'aplatir en hauteur,
la seule issue peut-être.

Aimé1 s'avance dans la mer.
Et rejaillit dans le filet des pêcheurs.
Jadis le passage était dans un mur fendu
du tramway à Brüsel.
Au présent, il devient un secret
entre deux tableaux.
Téléchargeable, le repas? Je n'ai pas dû bien saisir.
Sans eau. Sans eau.

 

1 F. Schuiten, B. Peeters, (2009) Souvenirs de l’éternel présent, Les cités obscures, Casterman, 65p + sp,
9782203024854.


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