Au-devant de la haine se tiennent nos feux ardents.
'ai si près du cœur l'instante envie de jaillir.
es flots de leur rancoeur confite se noyaient
dans l'ire chrétienne loin de leur font baptismal.

Source, vacille sous nos pleurs au plus près des yeux,
que de joie sans peine s'étanche notre secret,
et s'amenuise la pleine lune qui de nous s'éprend
comme nous aimerions nos fleurs dans la rosée.

Le fin du fin en solitude est non-détresse.
Faites sans béatitude cavaler en moi
Ô cet univers si doux, qui si bien  savez.

Et  dans le pré des charmes, faites-moi goûter,
allumez ma joie sur les genoux de ces clartés,
mains tendues, neuves larmes, désarmantes en joie pure.

La contrainte est expliquée ici.

La terre wallonne, catholique et régionaliste: tome VI n°35 troisième année août 1922, p. 286 LES LARMES I.- Beati qui lucent, de Pierre MAURICE.


Au fond des yeux ardents que tarissait la haine
j'ai vu sourdre et jaillir les eaux saintes du cœur,
les larmes, qui noyaient la païenne rancoeur
dans le flot baptismal de la douleur chrétienne.

Source claire des yeux, eau lustrale des pleurs,
que distille en secret le roc dur de la peine,
et qui soudain s'épand lorsque la vasque est pleine
comme fraiche rosée au calice des fleurs! …

Le cri de ma détresse emplit la solitude :
Faites revivre en moi votre béatitude,
O Christ, vous qui savez combien pleurer est doux !

Et quand j'aurai goûté ses mystérieux charmes,
allumez les clartés qu'on ne voit qu'à genoux,
mains jointes, l'âme pure, à travers d'humbles larmes.


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