La manière dont l'auteur referme les portes pour clore le cycle se fait dans la connivence discrète avec son lectorat.

De la trame fournie, dense, touffue même, qui compose le cycle des contrées, se dégage une sensation de cohérence frisant l'absoluité. L'auteur est proprement incollable. Toute lecture par contre, même familière des arcanes d'une saga qu'elle n'a pas conçue, se perd en de soudaines conjectures face à des soubresauts...

Ombres

« On ne rencontre jamais son ombre. » 66

« On ne peut pas toujours éluder sa propre ombre. » 93

« Toute ma vie durant, j'avais pressenti qu'autour de moi rôdait des ombres sans contour. » 128

Un cycle prend la forme arrondie d'émergences récurrentes. Chaque lecture va à son rythme, a sa période, ce temps mis pour accomplir un seul cycle. Celui d'une vie, celle de l'auteur. La structure cyclique des récits qui composent l'ensemble des romans & nouvelles qui étoffent le cycle des contrées exerce sur la mémoire de son lectorat pourtant fidèle des pressions diverses qui libèrent des bribes, des effilochades mémorielles, des couloirs où l'inspecteur Molavoine s'aventurait avant de s'y perdre définitivement par exemple, aux amours du veilleur de jour, Barthélemy Lécriveur, par ailleurs père de Ludovic Lindien, meilleur ami de Jérome, le narrateur du premier chapitre de cette vie-ci.

Le narrateur de la seconde partie, plus étendue, est Brice Cleton. Nous l'avions déjà rencontré dans un ouvrage précédent se déroulant à Journelaime, autre ville où la narration nous avait emmené·e·s.

17 11 2020 Journée sombre, humide sur la Principauté de Liège, dans la seigneurerie d'au-delà des bois du duché de Limbourg & soudain, le visage s'éclaire: un entretien accordé à Diacritik par Jacques Abeille ! En complément, Y. Étienne balaie le cycle en six pages, une gageure !


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