Sa raison s’essouffle en de tristes combats
Son regard s’affole, s’obscurcit, se débat  
Pas de paix pour elle mais ombre qui s’étend
Sur tous ces longs voyages aux rives du néant,  
Puis elle égare son temps et sa raison s’égare  
En effroi de se perdre, elle déjà si perdue
Ne sait plus que sa vie se déroule maintenant
Et retourne à sa source pour puiser ses quinze ans
Qu’elle exhume avec joie et c’est déchirement
D’entendre les émois d’un soi adolescent
Qu’aux fils effilochés d’une mémoire incertaine  
Elle accroche ses vœux de jeunesse lointaine
Puis qu’elle pleure un départ autrefois souhaité
Comme un rêve brisé, impossible à penser.


11/06/2012


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