C'est parti d'une remarque amicale sur Messenger (!) alors que je faisais état de la parution d'un ouvrage sur une miraculée du diocèse de Liège: deux fois renée, la pauvre, Christine l'admirable. De fil en aiguille, j'en viens à consulter Les rues de Seraing (1952): rue des béguines est le nom d'une rue sérésienne... souvent prononcée à la wallonne d'ailleurs Bèguènes ... Å Bèguènes, rouwe des bèguènes

 Voilà pour la toponymie en 1952, date de publication de l'ouvrage. Les Suppléments n'ajoutent rien. L'incertitude plane quant aux sources bien sûr. C'est une première approche bravement notée par les deux auteurs.

Par ailleurs, il ne reste rien du nom de cette rue en ce premier quart du XXIe siècle; seule une place des Béguines a survécu. Elle sert d'ilôt directionnel à la circulation automobile.

 

Le lieu-dit auquel il était fait référence gravitait autour de deux ou trois hangars où les trams verts de Liège pouvaient être rangés pour la nuit. La rue "coudée" se nomme la rue du Pertuis. Les dépôts de trams se situaient entre la rue du Pertuis et l'arrière des maisons de la rue Puits Marie.

En pour terminer sur le localisme: dans la rue de l'Acier (elle relie Seraing au bas d'Ougrée le long de la voie de chemin de fer de la ligne 125A qui, elle, relie à nouveau Flémalle à Liège) figurait jadis une usine qui portait le nom de Valfil. Après la clôture de liquidation le 15 mai 1979, elle a été démontée boulon par boulon par des ouvriers venus directement de Chine quand Arcelor l'a eue revendue à des investisseurs chinois. Un film a d'ailleurs été réalisé sur cet épisode. Le Wallon a toujours été précurseur dans les démantèlements industriels...

Voir dans quelques années ce qui arrivera à l'aéroport de Liège avec les immenses hangars logistique que Jack Ma, le richissime investisseur chinois, est en train d'y construire. Vous en apprendrez davantage sur le site du GRESEA: Cédric Leterme y consacre une analyse bien instructive.

 

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