L'eau coule,
se bous-coule
sur la paroi verticale
de la gorge.
La gorge de l'aimée.
Dans sa bousculade,
elle prend quand même
le temps d'une caresse.
Une caresse aquatique.
Dans sa prise d'assaut pacifique,
elle abreuve les sillons
un peu impurs
de sa peau
burinée par le soleil,
ravinée par les ans,
patinée par la douceur du temps.
Le temps de boire.
Dans l'abreuvoir
qui recueille l'eau écoulée,
il y trouve un peu d'elle-même
à dose homéopathique.
L'empathie du même.
Dans les mains
qui accueillent son eau,
la bouche plonge
goulûment pour y puiser
l'essence de son énergie.
Énergie partagée.
Dans son plongeon,
un tantinet troublé
par la saveur renouvelée
de ses ablutions,
il se recharge
au contact de son courant d'eau.
Eau pulsée.
Dans ce rechargement d'eau pulsée,
s'y puise une énergie renouvelée
dans l'empathie du même.
Le temps de boire
la caresse aquatique
à la gorge de l'aimée.

Photo prise Côte d'Opale 15.08.08. Retouches pronominales légères 2.11.13 Texte originel: 1994.


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