Construire strate par strate
un passage, une géologie:
la plus fraiche par dessus

18 11 21

Incursion citadine; une heure vingt minutes.
Voiture délestée face au Palais des congrès.
Aller bus 1.

trois arrêts pédestres.
Retour lumineux
par les quais de Meuse.

La bure moniale,
un gainage enveloppant,
dispose le corps

à être complètement ses pas,
la tête, observatrice du sol,
situe le corps mobile

dans son présent essentiel,
sans urgence ni temporalité.
À constater l'ordre apaisé

qui règne en soi, cette marche
déroule ses pas centrés
sur une présence à soi

précise & légère,
nonobstant la charge
endossée dans le sac.

Deux pauses sur l'heure vingt.
L'une, méditative, respire.
L'autre, restauratrice, précède

vingt-cinq minutes de conduite.
Bread & readings. Walking
Three excellent news.

C'est en se laissant baliser de la sorte
par ce rayonnement intérieur
que le silence s'immisce en soi.


17 11 21

Une ombre teigneuse,
obnubilée de soi,
a envahi l'espace,

sommée par une petite pluie froide.
Le corps ploie, attablé.
La sieste peut effacer.

Norma, la règle,
se dérégule portée
par l'engeance intérieure

tenant à sa source
rénovée une fois
passé la demi du jour.


16 11 21

L'avancée dans l'automne est de bien des manières palpable:

  • luminosité souvent en berne,
  • rapetissement des jours: 35' en moins entre aujourd'hui & la fin du mois. Décembre nous en ôtera encore 18 avant que la mouvement ne s'inverse lentement.
  • La "bure moniale" constitue une barrière efficace contre les frissonnements. Elle s'apprivoise.
  • Les feuilles aux tons appétissants s'amassent: de prospectifs compostages après balayage une fois le saule totalement dénudé. Cela ne saurait tarder.

Nulle érosion de potentialités: juste des transitions, quelque remou passager qu'il convient de régler, une fois la lucidité établie. Les démarches rénovantes pour la maison s'amplifient en une organisation simultanée; les temporalités d'autrui s'accueillent plus volontiers. La nuance, toujours la nuance. Voilà qui sérénise une vie intérieure, la soulage d'instabilités mal vécues. Être devenu capacité augmentée à se confronter à l'un ou l'autre comportement approximatif la fixe, cette capacité augmentée, avec davantage de fermeté à l'esquif vital dans lequel ce corps est embarqué, comme tant d'autres.

Cela (dé?)montre qu'il s'agit moins de dépendance par rapport à des savoirs-faire étrangers aux miens propres que de complémentarité facilitée par cet ancrage conforté. Il a été nécessaire d'en passer par là probablement, en tout cas cela fait partie du cheminement sur une voie potentielle d'éveil, toujours en chemin, jamais atteint. Elle est davantage étoffée par la congruence que cela (dé?)montre.

C'est une étape; parmi d'autres. Une balise. Une borne franchie. Il convient de constater le franchissement d'une façon la plus neutre possible, sans y mettre de passions. Ce constat (nous) enroule sur la bobine qui se remplit à mesure que l'autre se vide de son fil sur le bobinoir, (source de l'image) reliées par ce fil de vie-ci tendu entre elles. Sur cette tension qu'est la vie même qui torsade le fil afin de lui donner davantage de force/résistance/solidité.

The self does not set the pace: each turn of the two takes place at a rhythm which is apparently independent from any will. La volonté d'en diriger le rythme de défilement tient probablement de l'orgueil, si bien défini par Spinoza. Life determines the pace. Not the self. & the pace is not set once for all. Each turn of the two axes is determined by the relative tension on the thread.


1511 21

Une grisaille intérieure
lutte pour ne pas devenir envahissante.
Corps chambré
resserré autour
de son climat intrinsèque.
& finalement s'attarder
dans la rondeur de nos urgences antérieures:
cet Amateur de conversation (Léo Barthe aka Jacques Abeille) retient le temps. Le volume jouxtait un nautre saisi pour y ranger une documentation complémentaire. Se replonger dans l'art très léché de cette plume, gorgée de tant d'élégance est un délice sans frein. Lecture partielle à voix haute. Une intransigeante absence de contraste où rien n'éclôt que ce gris impénétrable filtre avec tant d'application. Par moments, comme si la lumière pensait à s'absenter.


14 11 21

Offrande jardinière pommée:
quatorze fruits chus
rougeoiements patients somitaux
sur un lit feuillu.

Les pas tracent mentalement
le cheminement sculptera 2022
Deux courbes se rejoindront

noeud croisé
adossé au charme.
Un ordre résurgent règne

sur le paysage au couchant:
la lune se faufile entre deux branches,
bord inféieur posé

sur l'une; l'autre lui
indique par où glisser:
un cache-cache éthéré.

Cette lente montée lunaire,
s'agrippant aux branches,
en maitresses feintes de sa course.


11 11 21

12h25
Les ombres longues au jardin
lui font ces novembrures
nées d'un soleil

plus horizontal.
Au lever, bien après le jour,
persistance de rosées blanchies,

toits endimanchés de cristaux blancs.
Depuis quelques nuits,
l'automne dépose par endroits,

sur le plateau famenno-condruzien liégeois,
cette fine pellicule.
La dormance végétale s'en accommode.

L'oeil humain en jouit aisément.
Le corps entier, une tout autre affaire !
Les températures ressenties

lui sont peu accueillantes...
Son bardage s'élabore...

Source météoblue


10 11 21

Restaurer la nuit
en plénitude dormie.
L'éveil, une rémanence,

envisage l'ancien nommé
à la biographie connue en soi.
Il reste contrait

par le paradoxe ensommeillé.
Confier ce corps à la nuit,
fenêtre solaire en afflux de déposes.

Reposoirs de l'âge, il vient,
temps dégagés du jouir.
Incorporer le plein,

rondeurs enrolées,
sur la simplicité
de joies emmagasinées.

Tête chakrale s'imbibant mieux
de complétude. Une
somnolence liseuse

plume en main, un rendu
s'infiltre. Crayon actif
sans réelle conviction.

Derrida ne me déride pas.
Interstices comblés.
Fixités clouées.

S'en dégager rejointoie
la pulpe à sa vivacité.
L'étonnement comble.

Un colmatage entêté
de sirupeux nécessaire
pulpe homogène

apte à s'immiscer
dans toute infractuosité,
quelle qu'en soit la nature.

L'historique contingence:
ne rien ignorer du subjectif
ressenti. Toute traduction

travestit ce qui peut n'avoir été
qu'une somnolence lumineuse.
Pourtant, le comblé;

le colmaté persistent dans
la pelletée ronronnante.
Une possible forme de laitance,

une jactance élue, fêtue,
sans éjection.
Le propice approprié.*

* En lisant ces mondes où nous vivons.


Désordre.
Ce fut un désordre.
Ryokan m'offre ce mot.
Un feuilletage de fin de soirée.

Corps décontenancé par
le désordonné.
L'incoordonné, une nuit durant.
Contenance.

L'ordre revenu.
L'ordonnancement a repris
sa contenance.

L'air de rien
un corps fend l'air
trop froid pour un soi pourtant couvert.

Encapuchonné, ganté,
d'un pas vif, il va.
Dépôt de verres non cautionnés.

Il leur faudrait l'être:
tant de fours,
tant de sables

les ont formés;
d'autres feux
les retransformeront

pour, au mieux, prendre neuves formes.
Circuit court,
préférable;

de très loin.
L'exiger des décideurs.
Quand ?

Trop de mou
dans ces volontés-là.
Velléitaires avant tout.


9 11 21

En salopant des déserts
qui ne lui appartenaient pas,
l'espèce humaine a

-t-elle achevé son cycle de vie ?
Dans ces fracas d'explosions
solaires enluminant la Terre,

les humains ont perdu de vue
qu'elle leur avait été confiée.
Quelle funeste erreur !


COMME SI la fibre pourtant apaisée du corps

n’était pas encore (r)entrée dans sa trace
n’avait pas encore (re)joint sa trace,

COMME SI le corps voulait faire (re)monter de soi une décision qui reste à prendre, comme par exemple cette activité physique quotidienne hors pluie, quelle que soit la température en tant qu’effort pulsant au cœur de l’immense, tendu vers une optimisation perfectionnée de sa propre intention vitale,

COMME SI une nuit dormie en complétude n’était pas nécessaire à (re)constituer la parfois non-dépense énergétique du jour défunt.

La consistance de ces trois hypothèses (les COMME SI) semble inviter à mieux exercer

cet effort corporel pulsant au cœur de l’immense,
une force disponible au corps & trop souvent non suffisamment exercée.

Sous quelque forme que ce soit:

Tréteaux intimes dressés,
se recrée d'instinct une voie jouissive
poursuivant sur de neufs chemins

l'assise énergétique corporelle.
L'aplomb du parcours,
sa stabilité temporelle,

s'érige en bordure nocturne
dans l'éclat croissant
d'une fine lune.

Omniprésence de la nuit.

Quand s’offre au soi d’accepter l’éloignement de schémas déjà constitués au profit

d’une approche,
d’un rapprochement

au moyen d’autres formulations vitales,

neuves
voire même novatrices,
en tout cas encore inédites pour le corps,

saisir la balle au bond peut s’avérer être un geste propice au corps.

C’est aussi peut-être un test DU PARAGE de cet assiègement par l’incorroboré, COMME S’il s’agissait d’intégrer l’incorroboré au corps en transition. Forcément l'entre-deux d'un lien.

Le corps serait-il plus adéquatement paré en vue de poursuivre plusieurs pistes / voies / cheminements à la fois / en parallèle, voire à défaut successivement si cela s’avère plus  opportun, COMME S’il s’agissait de comprendre comment s’empreindre de plusieurs chemins vertueux simultanés ? C'est un questionnement, pas une affirmation. Juste une hypothèse parmi d'autres. L'incertain prévaut au tracé de la vie. Toujours.

Chaque chemin emprunté laisse une empreinte, quand bien même enfouie, insoupçonnable, rapidement désuète. Recouverte par d'autres, plus fraiches.

Tester, prendre le temps d’embarquer sur plusieurs traces en parallèle en fonction de la conformation de chacune. Cela semble empreint de davantage de clarté en formulant la quête entreprise, l’en-quête à la re-quête du corps. Pour affronter l'obsolescence des choses.

Chaque recherche de sens en réglant la résonance propre du corps en fonction du terrain sur lequel il se trouve ou sur lequel il compte intervenir.

COMME S’il n’était pas question d’offrir à tous la même facette de soi.

COMME S’il était [devenu] opportun d’être pluriel face aux mondes divisés.

C’est d’ailleurs, dans l’exemple des hommes de métier pris très exactement en actes, ce que j’ai entrepris de corriger dans la trajectoire vers le second essai qui s’avère être le bon !

Distiller les intentions étape par étape. Le second ne sait par exemple rien de mon souhait à terme de remplacer un système de chauffage par un autre. Trop de perspectives déroutent le binaire. Il n’est pas agréé pour cela de toute façon. C’est une démarche à entreprendre auprès de Valbiom lorsque système chauffant sera redevenu pleinement opérationnel. Ici donc, le séquentiel…

La démarche s’assagit donc.Celer pour sceller une connivence. Pas dans ma nature pourtant. Mais qu'en ont-ils à faire, après tout ?

Nulle urgence, juste un horizon très clair se détache dans le viseur. À taire pour l’instant. En le gardant au chaud par devers soi !

Autrement dit encore:
faire preuve de versalitité en fonction de chacun en vue de maintenir la portance du cocon ?

COMME S’il s’était agi d’agréer à cette pluriversité des actes

  • PRO/posés,
  • SUP/posés
  • sans IM/poser au chemin entrepris de se frayer un passage original à travers le même goulet d’étranglement, le même escarpement.

Ap/prendre de chaque erreur apaise la voie suivante pour la fois suivante sans en faire une loi d’airain universelle, la même une fois pour toutes, ce qui apparaitrait bien, à mieux y réfléchir, à effectuer toujours la même flexion si propice à l’usure de l’articulation à mesure que le temps s’écoule.

Il apparaît précieux de développer en soi ces capacités

  • afin de ne pas transformer chaque voie chaque fois en un passage infernal,
  • de formuler précisément par devers soi, en son sein propre,
  • de s’en donner le blanc seing,

COMME pour préciser un peu mieux chaque fois des formulations de mieux en mieux en adéquation avec les accès multiformes à négocier à chaque prise avec le réel de chaque détenteur d’un droit de passage sur des voies opportunes / opportunément parcourues parce qu’elles affermissent l’assise sur se bâtit l’écart si précieux.

L’inadéquat se transforme aussi en une adéquation limitée d’un comportement qu’il s’agit de mettre à profit.

Ce qui précède constitue un épongeage qui évite de similaires plongeons ultérieurs (au profit d’autres sans doute… )

N’avoir initialement pas été équipé pour ces mondes-là trouve ainsi à sublimer seul désormais chaque fois la voie la plus opportune pour emporter l’allant nécessaire au corps…

COMME S’il s’agissait d’opérer avec succès une transition entre un comportement fonctionnel séquentiel monopolaire (un pôle après l’autre à la queue leu leu)
&
un comportement social multipolaire (plusieurs pôles poursuivis alimentés en parallèle).

Davoir tant lu - soif inextinguible - au point d'en être venu à s'équiper d'un petit appareil mental critique, de type philosophique, logique, d’inspiration scientifique, analytique aussi, assure au corps un fonctionnement social encore plus harmonieux. Cela s’insère dans un parcours long d’ouvertures aux autres

  • plurielles,
  • polymorphes & éclectiques,
  • en un mot précieuses au soi.

Ces prises de conscience facilitent la montée en puissance réussissant à mieux situer l’humain sur son continuum propre.


8 11 21

Tant d'afflux:
du reflux parfois;
tout revers a sa médaille.

D'apparence,
toute jauge a ses caprices.
& pourquoi pas, après tout ?

Fallait juste le savoir.


6 11 21

L'art de dire par écrit ce quotidien qui advient est pratiqué avec excellence par Pierre Bergounioux. Son Carnet de notes (2001-2010) le plus récemment paru chez Verdier se parcourt volontiers, le temps d'un emprunt.

Matin citadin.
De grand matin.
S'évitent ainsi

tant de promiscuités virales.

« Nous nous séparons dans la rue anuitée, déserte. » 33 S'adonner à la lecture de l'immense d'une vie, avec un évident ravissement.

Une feuillée aux tons chauds
jonche l'herbe écourtée.
Un cycle saisonnier familier

se clôt tout en préparant
le suivant avec entrain.

(fin de jour)
Le soir empiète sur le salon.
Le bureau, l'autre isolat
lumineux, avec la flamme.

Le variateur planétaire
réduit la lumière
à une grisaille sans pluie.

Noce des ramures avec la nuit:
elle progresse dans les interstices (17h30)
D'un bleuté vague, ce cri

appelle le mouvement
que le vent met aux branches du saule.
Une ampoule jaune

d'une rue voisine ponctue
la trouée entre deux toits,
à peine esquissés.

C'est par elle que le soleil hivernal
souligne la pointe du jour.
Le plein de nuit vide la fenêtre (17h50)

fors ce point jauni.
Tentures.
Cocon.


5 11 21

Le sol sertit nos écueils
d'un galbe infiniment lent.
Il glisse sur l'échine cambrée.

Elle recueille ce perlé
dégoulinant à l'approche
de rosées blanchies dès l'automne.

Ce sont les toges dont ils se drapent
qui cèlent leurs errements.
Il n'est nul abri à leurs exactions.

L'onde, moindre douceur à la peau.
De froides nuits en aiguisent le coupant.
Matin cueilli dès l'aube

inonde le corps
apponté à son rayonnement.
Paupières closes, joies simples.

s'éteint la clameur
intérieure à l'abri couetté
de la nuit dormie.

Rumeurs intimées
dans leur concision,
façonnées sur le vide galactique,

convoquent nos résurgences,
toutes provisoires, aux ajours
adjoints à l'immense.

Penser, peu probable accouchement; n'est pas utérus qui veut♣  L'affleurement d'une idée à la conscience (co-science ?) la travaille ensuite dans la durée, parfois longuement, avant d'oser se risquer à une formulation plus précise♣  Souvent, sur Nulle Part, cela passe par un mieux cerner certains caractères définitoires qui la précisent tout en la débusquant de l'ombrage protecteur de l'entre-deux, ce flouté trop commode par ses imprécisions♣  Elle semble avoir consisté à intérioriser

  • le rationnel autant que faire se peut,
  • le raisonnable diversifié, en éqilibre fragile,
  • la mesure,
  • la cohérence

en accord avec un continuum de résolutions prélablement adoptées, nimbées d'une sérénité propice à tenir & les sens & la raison en éveil, à l'affût de l'insaisissable une vigilance, une attention précise s'exercent♣


4 11 21

Cette innéité acquise propre au soi, comme il est à tout soi d'acquérir la sienne propre: elle développe sa propre joie autour d'une rationalité bien mieux intériorisée, sereine, souple, adaptative dans l'instant ♥  Les exemples fourmillent♥  Elle est échine souple; elle consiste à ne jamais plus s'acharner à respecter un planning si le temps qu'il fait en définitive – dans le réel pur – en contrecarre le bon déroulement♥  Désormais, report, inversion de jours font seule règle♥  Le corps l'a acquise, cette innéité, de haute lutte par un irréversible basculement, une transformation sans retour, une mutation vécue♥  La vesprée galope vers la sortie, nuit noire pénétrante: à tant rompre la progressivité de son déclin génère en l'humain, accoutumé à la douceur de l'inclination virée au déclin, un besoin de faire retour (astronomique, le retour !) sur sa surprise♥  Désacoupler le corps de son amarrage de lumière pour l'y ancrer à la bouée des nuits sans fin, une urgence annuelle♥

Il sied à l'approche hivernale de s'autonomiser, de mieux encore être à l'écoute de ses rythmiques propres pour y accrocher les vibrations contentées à sa propre survie à travers la froide saison♥  Aiguiser un savoir-être au rythme de l'énergie affleurante à l'instant où elle se pulse, pensive; & se penche sur soi pour amoindrir un penchant à suivre cette inclinaison encline au versant sombre des forces galactiques♥  Un peu comme les habitantes de la vallée encaissée du Fond Martin, giron ancien de carrières de pierres dotant richement ses propriétaires autoproclamés, se sont accoutumées à l'écart solaire dans lequel se tient son fond au profit du mi-flanc de ses bassins versants♥  À chaque passage sur la route qui le longe s'émeut le corps qui en fait le constat♥  Il se rend dans le village voisin pour y prendre le train qui le mène dans cette vallée contiguë, plus évasée celle-là, aux filons miniers tant exploités par la haute bourgeoisie d'une Principauté écclésiatique attachée à des nobliaux bavarois, au grand dam de si nombreux servages condamnés aux entrailles profondes tant bien que mal étançonnées à d'abyssales profondeurs♥ [Cette phrase est trop longue !]  Un grand-père mort à 660m sous terre fait frissonner d'effroi l'échine du corps penché sur le carnet d'un petit-fils mis au net ici même !


3 11 21

Pas chiches, les mots annuités: songe aux afflux y affleurant sans s'annoncer & se répandant, lenteur tendue pendant un temps qu'indétermine l'intense, au coeur de quelque brume nocturne indécise♠  Un baume en soi dépourvu de heaume♠  Nos séjours souples s'enroulent sur les hampes de draperies chamarrées♠  L'amarante y règne sans partage, propice à y tenir une atmosphère dynamisante pour le corps d'en-soi drapé♠  D'un pas sûr de la trace qu'il ne laissera pas sur le chemin long, le corps procède à la prégnance authentique de l'instant fixée par la marque qui scelle son pas sage♠  Il ne se cèle plus rien de quelques certitudes mieux serties à la tonalité basale qui pulse en lui sans partage♠  (à suivre)

Une fidélité entée aux choix posés en apprécie le cumul électif♠  Il s'y dresse d'insoupçonnables souplesses assoupies au fond de vallons sillonnés par quelque pinceau lumineux variable, vissé à l'astre au coeur de la galaxie♠  Traduire sans tout réduire en influx fluides façonne l'orientation bien plus stable de chaque instant dans le ruissellement continu d'énergies abouchées à des sources diversifiées, pour l'instant automnales♠  Présence intensifiée, moelle émoulue du soi qui en assure, d'une prégnance toujours éphémère, insaisissable, non-immobilisable & pourtant omnipotente♠ 

Percevoir en soi un space de déploiement utile à son plein épanouissement dégage quelquefois juste assez de contenance pour inaboutir dans une impasse glauque♠  Peut-êtrre est-ce le cumul de ces clarifications successives qu'un succès s'accomplit pourtant, sans s'annoncer en gare, en s'employant à toujours parfaire différemment les possibles multiples sans en élire l'un plutôt que l'autre♠  Celui qui s'élit s'échoie de l'intérieur♠

Savoir, est-ce pulser au rythme voisin d'une énergie affleurante à l'instant même où elle se pense absentée, pensive & penchée sur une possible optimisation sans autre objet, inattribuée presque, de nature universelle ? Savoir, est-ce cela aussi, parmi d'autres ? À questionner assidûment ces viduités affleurées par d'autres possibles, il s'y épouse de surprenants potentiels en devenirs multiples♠  Leur présence indevinable l'instant offre une confiance qui lui est confiance en toute confidence; même pas confusément♠ 

Autant de voussures voussoient nos volutes évanescentes, s'évanouissant dans d'inacceissbles creux en proses silencieuses, profondément cavernées, comme pour se mieux prémunir contre certaines attaques de l'air impur♠

Le corps souhaitait peut-être aussi l'éveil pour mieux dissoudre tout éternuement émis♠

 

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