Plan

  • Un flux paisible
  • Tant de traces s'éclipsent
  • L'amour du bois
  • The peaceful pace
  • Certitude d'un bien-faire
  • Curseur entre désert & plénitude
  • Dégagement des axes
  • D'une effervescence joyeuse
  • Noviciat énergétique
  • Conduire le corps à l'intime du flux
  • Saillie sans dispersion
  • Sérénité corporelle
  • En prise avec le ressenti majoré
  • Chaque incursion éveille
  • Les aires du Je(u)

Ve 26 03 21
23h14

Un flux paisible

C’est d’un flux paisible,
d’une constance fluide,
que le corps vaque à sa présence.
Il se tient au-dedans des contours de l’éveil
en affirmant d’un ancrage majeur ce soi
campé sur les couloirs corporels reliant,
d’un flux à l’allant de soi, les marqueurs rotatifs
des sept passages entre l’en-soi & l’universel.

Cette force intériorisée
qui porte le corps
est d’une tenue folle;
son amplitude lui procure
des formes de maitrise inédites
grâce auxquelles des pans entiers
s’ouvrent sur des abysses insoupçonnés.
Ils constituent avec leur caractère d’évidence
un socle de certitudes qui s’affinent
de mieux en mieux quant
aux options qui s’offrent,
aux choix qui s’opèrent d’eux-mêmes.
Ce sont des balises qui s’observent,
chemin faisant,
un peu à la manière
dont cet arrière-grand-père paternel hollandais,
en chemineau qu’il était,
devait observer l’environnement de la campagne
qu’il parcourait avec une densité, une intensité
probablement sans commune mesure avec l’inattention
généreusement tissée comme un voile occultant
sur notre monde ultracontemporain.

Il s’offrait à qui voulaitl’employer,
comme le héros voyeur dans L'histoire de la bergère.


Tant de traces s'éclipsent

Tant de traces s’éclipsent
à force de n’être alimentées
par aucun regard porté sur elles.


Sa 27 03 21
6h48
Redécouvrir l’usage d’un objet
longtemps laissé en déshérence
& en être une simplicité heureuse.

Ce sont nos sens attentifs
aux essences du monde
qui le rendent
prudemment
si précieux.


L'amour du bois

L’amour du bois, de son toucher, sont les mémoires
enfouies de mon grand-père maternel & de mon père.
De chacun, j’ai reçu & j’expose un objet:
du premier, une boite au prénom de sa fille, ma mère,
serti dans le couvercle;
il sert d’hébergeoir à mouchoirs;
du second, le visage d’Éole
sculpté comme pièce
de fin d'année en technique bois
à l’école technique provinciale
à 14 ans.
Il orne le dessus de la porte d’entrée du salon.


12h27
The peaceful pace

The peaceful pace/L’allure paisible avec laquelle j’ai pris en
charge le rangement de la cuisine – ceci est une pause – va
en profondeur. Cette fois l’armoire à épices a été rangée &
une meilleure place nette est de mise près des taques.
Que tant en soi consente à faire ordre rend la constante de
contentement palpable. Tout est appropriation.


Di 28 03 21
22h38
Certitude d'un bien-faire

Cette certitude d'un bien-faire tient à la cohérence des actes
posés, mais aussi à l’unicité de plus en plus complète (dans
le sens de plénitude). Le corps est chaque jour davantage
un, ou, plus exactement, il devient moins incomplètement
un à mesure que le temps va.



Désert«                                                                »Plénitude

Curseur entre désert & plénitude

Le curseur entre manque & plénitude a de façon sensible,
les sens sembleraient bien en attester,
dépassé la position médiane.
Intuitivement, les sens indiquent qu’un palier a été franchi
& chaque dépassement d’une limite antérieure semble
comporter comme corollaire qu’il constitue désormais un
point de non-retour, un peu comme si un arrêt sur la
continuité entre manque & plénitude empêchait la
régression en deçà du point déjà atteint par le curseur.


Lu 29 03 21
Ce savoir diurne
promeut l’en soi de la joie.
S’y déverse, y circule un
influx propice à sa continuité propre.
Il est si peu personnel,
il a tant d’universel en soi,
que le seul apport,
il tient de l’appoint,
se loge au sein des voies internes,
les nadis
, libre de tout arrêt
qui entraverait l’axe
autour duquel chaque porte-tambour du soi
pivote le plus librement qui soit.


Dégagement des axes

Note: Porte-tambour est l'image/la traduction que je propose pour rendre en français le terme sanskrit de chakra. Il m'a surtout permis de bien (mieux!) mémoriser que les chakras, dans la tradition indienne, pivotent sur leur axe au passage de l'énergie de la kundalinî.

Dégager les axes est de notre ressort.
L’hébergement sensible du flux énergétique universel est
ce qu’il convient de promouvoir en soi.
Notre responsabilité propre tient en cela seul,
à côté de la
fermeté d’une éthique forte,
de nature spinoziste pour le
coup.
Un degré de majesté rayonnante du flux
nous
traverse sans s’attarder.
Elle dépend des axes dégagés
d’entraves à leur mouvement rotatif,
entrainant les portes-tambour.
Un bain d’éthique cellulaire l’accompagne;
le corps est profondément immergé
dans ce flux universel
imprisonnable. Le retenir tient de l’illusion.

Se rendre disponible à son passage accueilli
constitue le summum qualitatif
auquel le corps peut aspirer.
Tout au-delà est l’hubris même.

Nous y devenons alors une capacité féroce
à promouvoir la
bienveillance.


D'une effervescence joyeuse

Songe, ma joie, à toute cette disponibilité dont
il convient de
disposer en soi
pour qu’advienne en quelque sorte
ce qui
ne devrait jamais avoir déserté
les très petits enfants que
nous
avons toutes & tous été.


Cette effervescence joyeuse
est propice à la tenue en soi
d’une pondération harmonieuse,

homogène, assidue: elle y promeut
une sérénité enjouée & pleine de gaieté.

Elle emplit toutes les vacuités
disponibles au cœur de chaque organe
dont le corps se compose.

Douche matinale énergétique
Brassage propice.
Mise en œuvre appropriée
des apprentissages d’une quotidienneté réitérée.


Noviciat énergétique

Ce noviciat énergétique que chaque jour renouvèle
engrange au soi de neufs ressentis,
comme cette mise en eau du corps,
un long moment froide,
ce qui est propre aux conduits du havre.

En profiter pour y boire
plusieurs goulées fraiches, corps
emballé dans l’aura de l’eau.

L’eau frôle le septième chakra,
puis le dos – frissons de maitrise,
tout à leur surprise d’apprécier cela –


Conduire le corps à l'intime du flux

Conduire le corps à l’intime du flux
par chacune de ses parties externes.

Sommer l’extrême fin, flux d’au cessé,
d’une huile se mêlant à l’eau
par la grâce des mains si familières de l’en-soi:
les pores y lapent ce mélange nourricier,
à commencer par la tête.
Une cowperine généreuse s’effiloche.

L’enserrage du corps en ce peignoir de bain
y imprime ce mélange des trois liquides.
S’enfilent en fin les trois vêtements & les chaussures
à même la peau si majestueusement nourrie.


Saillie sans dispersion

11h34 à l’écran
& ce constat confirmé ce matin,
& dorénavant bien acquis,
qu’une saillie énergétique
se dispense, ébahissement,
de sperme dispersé.

Dissocier les deux,
les autonomiser
l’un par rapport à l’autre,
s’impose.
L’élan mû par la préservation
des énergies en soi est
suffisant.

La glande de Cowper
produit activement
un flux instinctif.
Il résulte en un couplage
du corps avec le flux universel
qui l'anime d'une effervescence
interne, intensité cowperine.


Une force, procédant
d’un ressourcement astronomique,

se propage en tout corps
qui, en quelque sorte,

s’accouple avec elle
en vue d'intérioriser à son tour
une jouissance interne.

S'y ouvrir sied. Elle ne spolie rien.

Cette intronisation est propice
à l’émulation de soi.
Elle s'entremet dans les interstices.
Le corps s'y acclimate.


Sérénité corporelle

14h45
Cette sérénité corporelle
imprime sa marque
sur chaque mouvement, qu’il soit
alimentaire, scriptural,
jardinier, liseur.
C’est une joie indivise
& pourtant dicible.
S’offrir un instant
au balayage du souffle,
dans l’instable maitrise
de deux pieds aussi fermement ancrés
sur le sol nourricier
pour policer le déséquilibre
qui pourrait s’imposer.
Émerge au soi un être
neuf, différent, comme approfondi
par sa profondeur même.


En prise avec le ressenti majoré

Nuit de lundi 29 au mardi 30/3 1h37
Être en prise sur le ressenti majoré
d’une novation inédite
constitue délivrance
d’une vie de consécration vive
au réel vivifié,
au cœur même de son essence première.
La sauvegarde de ces avancées
devance même les impressions les plus conduites.
Comme si chaque pas posé
devant le précédent
avait vocation
à fouler de territoire
en territoire l’encore inconnu
qui s’avance en confiance
parce que justement inédit,
comme toute vie vécue
se devrait d’être
aux yeux de son hébergeur
sans houspillements,
sans secousses délétères.
Ces absences disent assez
l’essence inattendue
de la voie que chaque pas dessine
sous la plante des pieds.
Pour saugrenus que soient
les progrès de géant
qu’elle invoque en soi,
ils n’en sont pas moins réels,
ne fût-ce que par l’intensité
avec laquelle des passages
s’enracient, profondeurs inouïes,
dans le flux primordial.
Un corps devenu davantage sensible
à cette continuité première-là
s’aiguise à chaque instant
que la conscience est en prise

avec la permanence galactique
de ces densités ramassées sur leur essence.
Nul étonnement sur cette somme d’évidences,
tant elles sont pleines de sens.
Leur latence se concrétise
en devenant potentiel réalisé.
Qu’il ne se trouve presque rien
à redire d’autres façons
sont autant de surgissement inédits
d’accouplement sereins
dont le corps consent à être le siège,
vecteur avivé de fondations
peut-être même utiles à d’autres que soi.
Elles seules peuvent y consentir évidemment.


Chaque incursion éveille

Chaque incursion éveille une forme neuve
d’émerveillement, non tant
face à l’audace qu’elle entreprend d’évoquer
que la prise de conscience du bonheur
à tant de voiles levés.
L’envol des voiles,
pourtant solidement arrimés
à leurs tringles, découvre
du réel de neuves conformations
qu’il sied de prendre en compte
pour demeurer ancré
à sa complétude propre.
Seule l’expérience en dira
la fatuité, la vacuité
ou peut-être même
la pertinence de l’instant
consigné par écrit,
porté par un élan
façonné sur l’en-soi
s’écoulant continuité assumée.


Les aires du Je(u)

30 3 21 8h19
Les nommaisons des aires du je(u)
sont délétères à l’ère du je exacerbé.


Cette aventure au long cours que constitue le parcours d'une vie s'appréhende en bref dans ce parcours récent: Intégrer le flux, Les organes de l'ombre, Dégager les axes, Une respiration méditative à l'équinoxe des souffles, Rhizomes, Vacuités, Françoise Bonardel; mais aussi Lilian Silburn & Catherine Despeux comme ouvreuses, l'une pour l'Inde & le tantrisme pour la première & la Chine du taoïsme zen pour la seconde.


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